Rebondir après un licenciement est possible, et parfois le licenciement est justement le déclencheur qu’il fallait. En effet, Terry, mon frère, en est la preuve. Sur le coup, pourtant, il n’y croyait pas une seconde.
Aujourd’hui, on construit une entreprise ensemble. Ce texte raconte donc comment il a fait pour rebondir après un licenciement, et ce que ça peut t’apporter si tu traverses la même chose en ce moment.
La lettre est arrivée en plein Noël
Terry a reçu sa lettre de licenciement en France, pendant la période des fêtes. Les cadeaux, les repas de famille, et au milieu de tout ça, une enveloppe qui change la couleur des jours suivants.
Il n’a rien vu venir, ou plutôt il n’a pas voulu le voir. En effet, le poste lui convenait, le salaire tombait chaque mois, la routine était installée depuis longtemps. Sur le papier, rien n’annonçait un problème.
D’abord, il a encaissé le choc sans réagir à chaud. Ensuite, il a porté plainte aux prud’hommes. Pour un lecteur qui ne connaît pas le système français, les prud’hommes, c’est ainsi le tribunal du travail, celui qui tranche les litiges entre un salarié et son employeur.
Le billet d’avion sans plan parfait
Pendant que la procédure suivait son cours, Terry a pris un billet d’avion pour le Canada. Pas de réseau sur place, pas de contact, pas de plan détaillé pour la suite.
Ce qu’il avait, en revanche, c’était une certitude simple : rester, c’était accepter que quelqu’un d’autre continue à décider de sa vie à sa place. Or cette idée-là lui était devenue insupportable.
Alors il est parti avec l’incertitude plutôt qu’avec un plan. En effet, ça peut sembler risqué, et ça l’était vraiment. Mais l’inaction l’était tout autant, juste de façon moins visible sur le moment.
Rebondir après un licenciement commence par un choix, pas par une réaction

Avec le recul, Terry le dit lui-même : ce licenciement est la meilleure chose qui lui soit arrivée. Sans lui, il serait donc probablement encore en train d’attendre une promotion, le bon moment, une permission que personne n’allait jamais lui donner.
Le vrai danger venait surtout du confort d’avant, ce sentiment que ça allait « assez bien » pour ne rien changer, plus que du licenciement lui-même. Le confort anesthésie, en fait. Il ne fait jamais assez mal pour qu’on bouge de son propre chef.
Du coup, il a fallu qu’on le pousse dehors pour qu’il aille chercher ce qu’il aurait dû viser tout seul. Rebondir après un licenciement, dans son cas, a surtout été une décision : cesser de subir, et commencer à choisir, même les yeux bandés.
Les leviers concrets pour rebondir après un licenciement
Voici ce qui, dans son parcours, a vraiment compté pour rebondir après un licenciement. Rien d’obligatoire ni de miraculeux là-dedans, juste ce qui a vraiment joué un rôle.
- Encaisser sans se précipiter. Faire valoir ses droits (indemnités, recours) est en effet une étape normale, pas une vengeance. Prends donc le temps que la procédure demande, sans t’en vouloir.
- Faire l’inventaire de ce que tu sais faire. Certaines compétences n’existent que dans le cadre de l’ancien poste. D’autres ont en revanche de la valeur ailleurs. Il faut donc apprendre à les distinguer.
- Choisir une direction imparfaite plutôt qu’attendre la parfaite. L’action crée de l’information, alors que l’attente n’en crée aucune. Ainsi, avancer dans le flou en apprend davantage que rester immobile.
- Poser un premier pas irréversible. Un billet, une inscription, un premier client : quelque chose qui rend le retour en arrière plus coûteux que la suite. C’est souvent ça, en fait, qui muscle une décision.
Ces leviers ne garantissent rien en soi. Ils rendent simplement le mouvement plus probable que l’attente.
Tu n’as pas besoin de traverser un océan
Tout le monde n’a pas besoin de prendre l’avion pour s’en sortir. Parfois, ça veut simplement dire retrouver un poste qui te correspond mieux, dans la même ville, avec la même carrière.
Le licenciement n’est d’ailleurs qu’un déclencheur parmi d’autres : un divorce, une maladie, une fermeture d’entreprise peuvent produire le même effet. Ce qui compte se joue surtout dans la décision qui suit l’événement, plus que dans l’événement lui-même.
Décider compte plus que la distance parcourue
Le point commun, dans tous les cas, reste identique : décider au lieu de subir. Rebondir après un licenciement, ou après n’importe quel autre choc, se joue donc là, pas dans la distance parcourue.
Une contrainte imposée n’est pas forcément une fin en soi. Elle peut ainsi devenir la contrainte comme moteur, le point de départ d’une direction qu’on n’aurait jamais choisie sans elle.
Aujourd’hui, l’entreprise que Terry construit avec moi s’appelle Meriaky. Ce licenciement n’a en fait rien réglé tout seul : il a surtout ouvert une porte qu’il n’osait pas pousser lui-même.
Si toi aussi tu as vécu un licenciement qui t’a poussé quelque part que tu n’aurais jamais choisi seul, on aimerait donc le lire. Écris-nous, ou raconte ton histoire en commentaire.
Il n’y a pas de délai fixe pour rebondir après un licenciement. Pour Terry, ça s’est joué en quelques mois, entre la procédure aux prud’hommes et le départ pour le Canada. Le rythme dépend de la situation de chacun, pas d’un calendrier universel.
Non. Rebondir après un licenciement peut aussi vouloir dire retrouver un poste qui te correspond mieux, sans changer de pays ni de vie entière.
D’abord, encaisser le choc sans se précipiter. Ensuite, faire le point sur ses options : indemnités, recours, compétences transférables, avant de choisir une direction.

À propos de l’auteur
Edouard Vilver · Cofondateur de Meriaky
Ingénieur en informatique, 15 ans d’expérience, dont plus de 7 ans à la Banque Nationale du Canada. Il y a mis en place la signature électronique et migré des systèmes vers le cloud. Aujourd’hui, il aide les PME à automatiser leur suivi client et leurs tâches répétitives grâce à l’IA.
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