Make ou Zapier : pour la plupart des PME, Make offre plus de puissance pour moins cher, et Zapier reste le plus simple pour démarrer vite. Voilà la réponse courte. Mais la réponse complète dépend de ton volume, de ton budget et de qui va maintenir le système. Donc voici la comparaison honnête, par quelqu’un qui passe ses semaines dans les deux outils. Sans commission cachée : aucun des deux ne me paie.
Deux outils, un même métier
Make et Zapier font la même chose : ils connectent tes outils entre eux pour que la donnée circule toute seule. Un formulaire rempli sur ton site crée le contact dans ton suivi client, envoie le courriel de bienvenue, ajoute la tâche de rappel. Bref, tout circule, et toi tu n’as rien touché.
Dans Zapier, ce petit scénario s’appelle un « Zap ». Dans Make, un « scénario ». Même logique dans les deux cas : un déclencheur, puis des actions en chaîne.
Make ou Zapier : le prix
D’abord, les deux facturent à l’usage : chaque étape exécutée consomme des crédits. En revanche, la note ne grimpe pas à la même vitesse. À volume égal, Make ou Zapier peuvent te coûter du simple au triple, et c’est presque toujours Make le moins cher.
Les tarifs bougent souvent, donc je ne te colle pas de grille chiffrée ici : va vérifier sur les sites de Make et de Zapier au moment de choisir. En clair : à petit volume, la différence est négligeable ; à gros volume, elle finance des vacances.
Make ou Zapier : la simplicité
Zapier gagne. En effet, l’interface te guide étape par étape, tu remplis les cases, et ton premier Zap tourne en dix minutes. C’est sa grande force : n’importe qui dans l’équipe peut lire et modifier une automatisation simple.

En revanche, Make demande un peu plus d’apprentissage. Tu construis un schéma visuel, avec des bulles reliées entre elles. Par contre, ce schéma te donne une vue complète du processus, des conditions, des boucles. Autrement dit : Zapier ressemble à une liste d’instructions, Make à un plan d’architecte.
Les cas complexes et le troisième larron
Sur les intégrations, Zapier connecte plus d’applications, surtout des outils nord-américains de niche. Make en couvre moins au total, mais il traite mieux les scénarios tordus : transformer des données, gérer plusieurs branches, répéter une opération sur toute une liste.
Et puis il y a n8n, le troisième larron. Open source, hébergeable chez toi, apprécié quand les données sont sensibles ou que le volume explose. Cependant, c’est l’option la plus technique des trois : je le recommande rarement comme premier outil.
La vraie question n’est pas l’outil
Je vais te dire un secret de consultant : choisir entre Make ou Zapier pèse moins lourd que la clarté de ton processus. En fait, dès que tu as compris le principe, tu peux le reconstruire dans n’importe quel outil. En revanche, un processus flou restera flou, peu importe la plateforme qui l’exécute.
Donc avant même de créer ton compte, documente ce que tu veux automatiser. On a d’ailleurs écrit sur l’erreur numéro un quand on automatise un processus : commencer trop tôt, avant que le processus soit clair. Un mauvais processus dans un bon outil, ça donne du désordre plus rapide.
Mon verdict de consultant
Tu débutes, ton volume est petit, et tu veux que l’équipe garde la main ? Prends Zapier. Tu as du volume, des scénarios à branches, un budget surveillé ? Prends Make : c’est mon choix par défaut pour les PME qu’on accompagne. Enfin, si tes données sont sensibles ou que ton volume devient énorme, regarde n8n, avec quelqu’un de technique à bord.
Enfin, si tu préfères que quelqu’un choisisse, monte et maintienne tout ça pour toi, écris-nous. Trancher entre Make ou Zapier, c’est notre quotidien : on te dira lequel colle à ton cas, en vingt minutes.
Zapier, pour sa simplicité : ton premier scénario tourne en quelques minutes. Par contre, si tu prévois du volume ou des scénarios complexes, apprendre Make tout de suite t’évitera une migration plus tard.
À volume égal, Make revient presque toujours moins cher, parce que sa facturation par opération est plus généreuse. Vérifie les grilles tarifaires au moment de choisir : elles évoluent régulièrement.
Un outil open source qu’on peut héberger soi-même. Il est plus technique, mais intéressant quand les données sont sensibles ou que le volume rend Make et Zapier coûteux.

À propos de l’auteur
Edouard Vilver · Cofondateur de Meriaky
Ingénieur en informatique, 15 ans d’expérience, dont plus de 7 ans à la Banque Nationale du Canada. Il y a mis en place la signature électronique et migré des systèmes vers le cloud. Aujourd’hui, il aide les PME à automatiser leur suivi client et leurs tâches répétitives grâce à l’IA.
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