Pour relancer un devis efficacement, il suffit de sortir les devis sans réponse depuis plus de 7 jours, de les trier par montant, puis d’envoyer un message court à intervalles réguliers jusqu’à un oui ou un non clair.

Le problème : des devis qui dorment

Un dirigeant d’une PME B2B nous a résumé son problème en un chiffre : 700 000 $ de devis qui dorment. Pas des petits montants. Il vend à des hôtels et des campings. Comme il le dit lui-même : « c’est des gros billets, des hôtels, des campings. »

Ce chiffre ne vient pas de nulle part. C’est du travail déjà fait : des devis chiffrés, envoyés, souvent bien reçus. Pourtant, derrière, il n’y avait aucun système de relance. Le client dit donc oui dans sa tête, puis passe à autre chose. Alors l’entreprise attend, sans jamais reprendre contact.

Ce cas n’est pas rare. La plupart des dirigeants envoient un devis, puis espèrent une réponse. Or l’espoir n’est pas une méthode.

Comment relancer un devis en 5 étapes, sans outil ni budget

Voici la méthode complète. Un fichier Excel suffit, donc pas besoin de logiciel payant pour commencer.

Dirigeant qui applique la méthode pour relancer un devis resté sans réponse

Étape 1 : sortir tous les devis sans réponse depuis plus de 7 jours

Ouvre ton fichier de devis. Liste ensuite ceux envoyés il y a plus d’une semaine, sans réponse. Note aussi pour chacun le nom du client, le montant, la date d’envoi, et la date de la dernière relance.

Étape 2 : trier par montant

Classe cette liste du plus gros montant au plus petit. Commence donc par les 20 devis les plus gros. C’est là, en effet, que se cache le plus d’argent en attente.

Étape 3 : envoyer un message court, sans pitch

Voici le message à copier tel quel :

« Bonjour [prénom], je reviens vers vous sur le devis du [date]. Toujours d’actualité de votre côté ? »

Pourquoi ça marche : zéro pression, une question fermée, facile à répondre. Le client n’a pas besoin d’écrire un roman. Il répond oui, non, ou pose une question. En clair, dans les trois cas, tu avances.

Étapes 4 et 5 : tenir la cadence pour relancer un devis

En fait, les deux dernières étapes font toute la différence pour relancer un devis sans t’épuiser.

Étape 4 : noter la date de la prochaine relance avant de fermer le dossier

C’est l’étape que tout le monde saute. Tu envoies le message, tu passes au client suivant, et tu oublies de programmer la suite. Le devis retombe alors dans le silence. Note donc la prochaine date de relance avant de fermer le dossier, jamais après.

Étape 5 : répéter tous les 7 à 10 jours jusqu’à un oui ou un non clair

Continue jusqu’à obtenir une réponse claire. Varie un peu le canal : un courriel, puis un appel, puis un texto. Ainsi, tu ne répètes pas le même message trois fois de suite.

Pourquoi il faut persévérer pour relancer ton devis

Voici le chiffre qui change tout, celui que je répète à chaque client : ça prend en fait 5 à 12 relances pour convertir, et de 5 à 12 relances tu convertis jusqu’à 80 % de tes ventes.

Pourtant, la majorité des dirigeants s’arrêtent après une seule relance. Ils envoient un message, n’ont pas de réponse, et abandonnent. Or c’est justement entre la 2e et la 12e relance que la vente se joue.

Alors pourquoi si peu de monde applique cette méthode simple ? Ma réponse est directe : l’humain est humain, il ne le fait pas. Autrement dit, la volonté n’y change rien. Le problème vient donc de la routine, et une routine manuelle finit toujours par casser.

La relance est un service, pas du harcèlement

Beaucoup de dirigeants hésitent à relancer par peur de déranger. Pourtant, un client nous a dit l’inverse. Ce client, coach de profession, nous a confié :

« Si jamais tu n’as pas de nouvelles de moi, relance-moi. Parce que des fois j’ai envie de dire « putain, il faut qu’on avance ». Puis après j’oublie. Puis je m’en veux d’avoir oublié. »

Ce témoignage résume bien la situation. Le client veut avancer. Il compte même sur toi pour le relancer. Relancer un devis rend donc service à quelqu’un de débordé, sans jamais être de l’insistance.

La version automatisée : le même processus, sans l’effort humain

Tu peux appliquer cette méthode à la main pendant des mois. Elle fonctionne. Mais la vraie difficulté se trouve ailleurs : tenir la méthode dans la durée, semaine après semaine.

La version automatisée reprend exactement les 5 étapes pour relancer un devis, sans que tu aies à y penser. Le fichier se remplit tout seul, dès qu’un devis est envoyé. Les relances partent aux bonnes dates, avec des variantes de message déjà rédigées à l’avance. Dès que le client répond, tout s’arrête automatiquement. Et si un cas demande un vrai humain, comme une négociation ou une objection, un rappel arrive pour que tu prennes la main toi-même.

Bref, rien ne change dans la logique. Seule la constance change.

Installer la relance automatique dans ton propre espace

Tu peux donc tout faire à la main avec cet article, sans rien payer. Ça marche, si tu tiens la cadence.

Le vrai coût n’est pas dans la méthode. Il est dans le temps que ça prend chaque semaine, et dans la maintenance sur des mois entiers. C’est là que Meriaky installe ce système dans ton propre espace, avec tes propres modèles de messages, pour que la relance tourne sans que tu aies à t’en souvenir.

Si tu veux aller plus loin sur ce sujet, notre article sur comment automatiser les relances clients détaille comment relancer un devis s’inscrit dans une logique plus large de suivi après-vente.

Combien de fois faut-il relancer un devis ?

Entre 5 et 12 relances sont en général nécessaires pour convertir. La majorité des ventes se font après la 2e relance, pas après la première.

Quel est le meilleur moment pour relancer un devis ?

Le bon rythme est tous les 7 à 10 jours, à partir du 7e jour sans réponse. Varie le canal : courriel, téléphone, texto.

Comment relancer un devis sans être insistant ?

Envoie un message court et sans pression, du type « toujours d’actualité de votre côté ? ». C’est une question fermée, facile à répondre, qui ne met aucune pression sur le client.

Edouard Vilver, cofondateur de Meriaky

À propos de l’auteur

Edouard Vilver · Cofondateur de Meriaky

Ingénieur en informatique, 15 ans d’expérience, dont plus de 7 ans à la Banque Nationale du Canada. Il y a mis en place la signature électronique et migré des systèmes vers le cloud. Aujourd’hui, il aide les PME à automatiser leur suivi client et leurs tâches répétitives grâce à l’IA.

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